Nathan est grenoblois, souvent en montagne sur des skis ou en vélo. Sophie est anglaise, du bord de mer, elle est souvent sur un voilier. De retour en Europe après deux ans de voyage à vélo, Nathan rejoint l’équipe Riverside au B’twin village et Sophie reprend des études d’anthropologie. Ils continuent à profiter d’une nuit ou deux de quelques bivouacs à la belle étoile et partent explorer leurs pays d’origine autant que possible ! 

 

Comment savoir où, quand et combien de temps partir ?

L’origine du voyage 

Sophie voulait partir voyager, Nathan partir à vélo, ils sont donc partis en voyage à vélo ! 

 

“Le premier trip test s’est passé durant l’été 2016 le long de la vélodyssée du Pays-Basque à l’Angleterre. C’était surtout pour préparer le matériel et les vélos et valider que le voyage à vélo était fait pour nous. Nous quittons ensuite nos boulots respectifs. Le départ sera en aller simple, sans date de retour. 

Alors que nous réfléchissons au projet, un copain m’appelle pour m’annoncer son départ pour un tour du monde en voilier. Tout de suite, je lui demande s’il a de la place pour deux personnes et deux vélos pour nous embarquer sur la transatlantique et nous déposer en Amérique du Sud. “Oui !” C’est parti, nous nous préparons pour la traversée en fin d’année ! Malheureusement le bateau n’est pas prêt à temps et son départ est reporté. Nous réservons donc un vol de dernière minute pour la même destination : la Colombie à Carthagène.

Nous avons en tête de descendre tranquillement l’Amérique du Sud jusqu’en Patagonie. Mais comme nous n’aimons pas trop prévoir à l’avance, l’itinéraire reste libre, tout comme nos envies. Nous verrons bien si notre voyage à vélo durera 3 mois, 6 mois ou plus.”

 

Le voyage

“Finalement, plus ce voyage se passe, plus nous nous y sentons bien. Cette vie simple nous plaît. Trois tee-shirts, deux caleçons, une tente, de quoi cuisiner, des rencontres, des cultures et des paysages qui changent tous les jours depuis nos guidons… le bonheur.

C’est ainsi qu’après avoir parcouru la Colombie, l’Equateur, le Pérou, la Bolivie et le Chili le long de la Cordillère des Andes, nous décidons de poursuivre l’aventure en Nouvelle-Zélande pour renflouer les caisses quelques mois avant de repartir. Nous travaillons à Auckland. Et après cinq mois de dur labeur, retour sur les vélos pour découvrir ces deux îles du bout du monde. C’est très beau, mais “l’aventure” nous manque. Tout est balisé, normé, contrôlé, et donc nous posons nos roues au Népal où nous alternons vélo et trek à pied. Notre voyage à vélo se poursuit jusqu’en Asie Centrale dans les pays des “Stan”. C’est le long de formidables itinéraires dans les montagnes du Tian Shan au Kyrgyzstan ou dans le Pamir au Tadjikistan. Fin du voyage à vélo : 2018.”

Comment s’équiper pour le voyage à vélo ?

Les vélos 

“Nous partons avec deux vélos de voyage “traditionnels” équipés de porte-bagages et de quatre sacoches latérales. Un sac à dos étanche est fixé à l’arrière en plus. Il nous permet de laisser par endroit les vélos et de partir marcher jusqu’à plusieurs jours. Finalement, nous sommes lourds, trop lourds. Nous nous délaissons donc de notre matériel inutile au fur et à mesure des cols andins. Une paire de basket en rab ? Inutile. Un plaid pour les stops du midi ? Idem. 

Au milieu du voyage, en Nouvelle Zélande, nous souhaitons continuer l’aventure en s’écartant de l’asphalte. Mais pour accéder à des itinéraires reculés, il faut voyager plus légers. Nous parlons de notre projet à un cadreur artisanal anglais, Sven Cycles. Il est tout de suite emballé par notre idée et nous construit sur-mesure deux vélos taillés pour l’aventure ! Les vélos arrivent par la poste quelques jours avant de reprendre la route. Changement également des bagages : la deuxième partie du voyage se fera en bikepacking.”

 

L’équipement pour la cuisine 

“Premièrement, un réchaud multi-combustible (que nous utilisons à 100% à l’essence, pas chère et facile à trouver), une petite poêle et une casserole. Ensuite, on y ajoute une petite bouilloire d’1L (et oui, c’est ça de voyager à l’anglaise), deux Tupperware avec couvercle qui nous servent de bol/assiette et nous permettent d’emporter le surplus de nourriture (ce qui n’arrive jamais à vélo), deux mugs pour le thé Earl Grey du matin (Sophie ne sort pas du duvet tant que le thé n’est pas servi). Pour finir, un filtre à eau Katadyn qui nous permet de pomper l’eau directement dans les ruisseaux ou les lacs, le bonheur !”

 

Le couchage

“Simplement une tente deux places auto-portante assez minimaliste, duvets chauds -5° confort, matelas de sol et draps de soie, oreillers gonflables.”

 

Les vêtements

“Mérinos, mérinos, mérinos ! Pas d’odeur même après une semaine à transpirer, c’est chaud, ça respire et ça sèche rapidement !

Finalement, 2 tee-shirts à manches courtes, 1 à manches longues, 1 pull, 1 short, 1 pantalon, 1 legging, 2 paires de chaussettes, 2 caleçons, 1 veste de pluie et 1 doudoune. Autant dire que quand il faut faire sa lessive après deux semaines sur la route, on n’a plus grand chose à se mettre dessus 😉 “

 

L’électronique

“Tout d’abord, un Ipad pour écrire nos articles de blog et travailler nos photos, puis une batterie auxiliaire chacun, quelques câbles, un appareil photo et une lampe frontale chacun. 

Il faut savoir que nos vélos sont équipés de moyeux dynamo qui alimentent un port USB et nous permet de recharger nos téléphones, frontales, appareil photos etc. “

 

Et finalement c’était lequel votre pays préféré ? 

“Difficile de répondre à cette question tant les pays que nous avons traversés nous ont marqués de manière différente. Deux pays peut être un peu plus que les autres :

  • La Colombie pour son énergie : ses couleurs, ses sourires, son accueil, sa musique, ses nuits endiablées à Cali, ses étals de fruits exotiques sur les marchés et le goût du “tinto” le café colombien, sa diversité de culture et de paysages des Caraïbes au nord, aux Andes au Sud, en passant par l’Amazonie à l’Est et les plages sur la côte Ouest. 
  • Le Kyrgyzstan, pour ses paysages dingues qui changent une à deux fois par jour depuis nos vélos (des steppes d’altitude aux canyons en passant par des déserts et des paysages alpins, il y en a pour tous), pour ses bivouacs cinq étoiles tous les soirs (herbe grasse et eau fraîche à coup sûr), pour l’hospitalité extraordinaire des Kyrgyz (pain chaud croustillant, beurre frais maison et kemyz, le lait de jument fermenté, garantis au passage devant une yourte) et pour ses pistes infinies toutes plus belles les unes que les autres. “

 

Pour en savoir un peu plus sur leur voyage à vélo, tu peux retrouver plus d’informations sur son compte Instagram

À très vite, pour plus de voyages autour du monde 🚲🌏

Retrouve les autres épisodes ici : épisode 1épisode 2, épisode 3 et épisode 4

 

Alice